Friday, 19th March 2010

La France avant la conférence de Copenhague

Posted on 04. Dec, 2009 by Florent Baarsch in France

La Bannière de la COP15 à l'entrée du centre de conférence

La Bannière de la COP15 à l'entrée du centre de conférence

La quinzième conférence des parties commencera lundi 7 décembre à Copenhague. Dans ce grande théâtre de la négociation sur le climat que sera la COP15, il est important de se rappeler le rôle et les positions prises par certains de ses acteurs qui pourront jouer un rôle important dans les discussions. Parmi ceux-ci, et celle qui je suis très attentivement : la France.

Il est cependant primordial de rappeler un point essentiel, la France ne devrait (en théorie) pas avoir de position dans les négociations. Sa position devrait être celle de l’Union Européenne. Ainsi, la position que devrait défendre la France est la suivante :

- Pour les réductions d’émissions 20% de manière unilatérale pour 2020 sur la base de 1990. Et 85% pour 2050 sur la base de 1990 toujours.

- Pour l’adaptation aux changements climatiques, l’Union s’est prononcée pour un financement à hauteur de 100 milliards de dollars par an à partir de 2020 dont une fourchette de 22 à 50 milliards assurés par du financement public.

- Enfin, concernant la forme de l’accord, l’Union semble s’être rangée derrière la coalition du pire en demandant un accord “politiquement contraignant” et une rencontre au cours de l’année prochaine pour signer un accord juridiquement contraignant.

Cependant, la France aime cultiver son exception, tant dans le domaine de la culture que dans le domaine du climat ! Ainsi, ces dernières semaines ont été marquées par une réelle agitation diplomatique du côté français. Deux initiatives sont à mettre en avant :

- La première, en terme d’ancienneté, c’est le plan “Justice Climat” présenté, promu et défendu par Jean-Louis Borloo le ministre de l’environnement français. Ce plan a principalement vocation à aider les pays en développement à s’adapter aux changements climatiques et à mettre en place un plan global pour permettre aux pays en développement de devenir rapidement des modèles de développement durable. Ce plan coûtera extrêmement cher, et la question du financement n’a pas été résolu – seul un groupe chargé de réfléchir sur des financements innovants pourra apporter la réponse à cette question plus qu’essentielle !

- La seconde initiative est la déclaration commune entre le président Brésilien Lula et la président Français Nicolas Sarkozy. Ce plan partait d’une excellente intention avec en filigrane l’idée de jeter un pont entre Nord et Sud, entre développés et en développement. On ne peut que regretter que le texte issu de cette rencontre ne soit qu’une déclaration d’intention et que les engagements pris soient si peu consistants. On parle de réduction d’émissions et de financement pour l’adaptation sans que des chiffres ne soient annoncés. L’intention était excellente, le résultat est décevant et plus particulièrement parce que la France porte seule ce texte avec le Brésil et n’est pas soutenue par les pays européens. Or sans soutien de l’Union, le texte ne pourra aller bien loin dans la négociation.

La négociation s’ouvre. Le bilan des précédentes conférences sera sur la table, il ne reste plus qu’à espérer que nos dirigeants passent aux actes après avoir si bien discouru. Plus que deux semaines pour en juger !

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3 Responses to “La France avant la conférence de Copenhague”

  1. Martin 4 December 2009 at 5:54 pm #

    Looks great

  2. David C. 5 December 2009 at 1:16 am #

    Copenhague : Annulons le sommet de la dépopulation !
    Par Helga Zepp LaRouche (www.solidariteetprogres)
    Le sommet de l’ONU sur le climat, qui se tiendra à Copenhague du 6 au 18 décembre, avec la participation de 193 nations, 65 chefs d’Etats et de gouvernement et 20 000 délégués, repose sur une fraude gigantesque et doit être immédiatement annulé. Il ne s’agit pas uniquement d’économiser les frais d’un évènement dont le seul but est de promouvoir le malthusianisme, mais d’empêcher l’instauration de facto d’un gouvernement mondial.
    Alors que plus de mille scientifiques ont pris leurs distances avec la thèse du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) sur un réchauffement global causé par l’activité humaine, les manipulations incroyables, récemment révélées par des pirates informatiques qui ont intercepté les courriels de certains chercheurs de l’Unité de recherche sur le climat (CRU) de l’université d’East Anglia, en Angleterre, fournissent la preuve ultime du caractère frauduleux de cette affaire.
    En réalité, les données statistiques brutes, non corrigées, provenant des stations météorologiques, indiquent peu ou pas de changement au cours des 150 dernières années. La moitié des observatoires décèlent même un léger refroidissement et constatent au contraire que depuis environ dix ans, nous assistons à un refroidissement global ! A quoi bon donc, une campagne aussi onéreuse pour prouver le contraire ?
    La réponse est claire : à part toute une armée de spéculateurs, qui voient dans le commerce des émissions de CO2 une nouvelle opportunité pour faire les poches de la population, il s’agit essentiellement d’une politique de l’Empire britannique, ou, plus précisément, du prince Philip d’Edimbourg. Ce dernier a exprimé à plusieurs reprises son souhait explicite de se réincarner en virus mortel, afin de contribuer plus efficacement à réduire la population. Le 12 novembre, le patron américain du Fonds mondial de la nature (WWF), organisme cofondé par le prince Philip, déclara à la presse : « Nous estimons fondamental pour le Président Obama de se rendre à Copenhague, afin de regarder les autres dirigeants dans les yeux, de leur communiquer notre engagement en tant que pays et d’obtenir le leur. » Et Obama d’annoncer promptement, revenant ainsi sur ses déclarations antérieures, qu’il ira à Copenhague le 9 décembre.
    De plus, il est monstrueux qu’une organisation officielle de l’ONU, en l’occurrence le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), et le gouvernement danois veuillent mettre officiellement la question de la réduction de la population à l’ordre du jour du sommet sur le climat. Selon le journal danois Berlinske Tidende, la ministre danoise du Développement, Ulla Toerness, a admis le caractère controversé de cette proposition qui, dans plusieurs pays, demeure tabou. Mais puisqu’il y a un lien entre croissance démographique et changement climatique, cette proposition remporte aussi le soutien complet du Premier ministre danois.
    L’organisation britannique Optimum Population Trust (OPT), qui mène une croisade ouverte en faveur d’une réduction démographique globale, affirme dans une étude que l’une des meilleures façons de combattre le prétendu « réchauffement global » consiste à empêcher les naissances, parce qu’éviter la naissance de nouveaux « pollueurs » est un moyen bien moins coûteux d’endiguer la « catastrophe climatique » que d’acquérir des sources d’énergie renouvelable. Selon l’étude, on pourrait empêcher un demi-milliard de naissances, et donc 24 milliards de tonnes de CO2 sur les 40 prochaines années, ainsi qu’une dépense de 200 000 milliards de livres sterling.
    Tout aussi révélateur est le fait que, selon le magazine Forbes, les « 14 personnes les plus riches du monde », qui ne sont pas les moins étrangères à l’économie de casino que nous subissons aujourd’hui, se sont déjà réunies le 5 mai de cette année chez le président de l’université privée Rockefeller. Pour Bill Gates, Warren Buffett, Michael Bloomberg, George Soros, Peter Petersen, David Rockefeller Jr. et d’autres participants à ce cénacle, la croissance démographique représente assurément la pire menace environnementale, sociale et industrielle de notre époque.
    Par ailleurs, le 5 juin, se déroulait à la London School of Economics la conférence préparatoire au sommet de Copenhague, organisée par le Policy Network, le think-tank de Tony Blair. Celui-ci, dont la paternité de la guerre en Irak fait aujourd’hui même l’objet d’une enquête en Grande-Bretagne, y a prononcé le discours d’ouverture, soulignant la nécessité d’un « changement révolutionnaire d’attitude ». Pour cela, les Etats-Unis devraient, à eux seuls, réduire leurs émissions à un dixième de leur niveau actuel ! Blair a clairement estimé que le plus gros problème est que la Chine veuille réaliser « la plus grande industrialisation que le monde ait jamais vue ».
    Lors d’une conférence de trois jours sur le thème de « la grande transformation », organisée à Essen, en Allemagne, par la Fondation Mercator en collaboration avec l’Institut du climat de Potsdam et de Wuppertal, on pouvait lire dans le prospectus présentant le panel du quatrième groupe de travail : « Les sociétés démocratiques peuvent-elles faire face aux effets de profonds changements du climat global, ou des régimes autoritaires seraient-ils plus à même de mettre en oeuvre les mesures nécessaires ? » L’un des participants, Hans-Joachim Schellenhuber, qui dirige l’Institut du climat de Potsdam, y avait récemment invité le prince Charles à une « discussion d’experts sur les thèmes de l’environnement et du climat ». (Schellenhuber est par ailleurs dignitaire de l’ordre britannique le plus prestigieux, l’Ordre de la Jarretière.)
    On ne peut qu’être d’accord avec Lord Christopher Monckton dans son analyse de l’imposture climatique et de la conférence de Copenhague : il s’agit bien, en effet, d’une tentative d’établir un gouvernement mondial non élu, jouissant de pouvoirs considérables et sans précédent. Pris en flagrant délit de mensonge, un petit groupe de « scientifiques » est désormais reconnu coupable d’un acte frauduleux et criminel. L’ex-ministre des Finances britannique, Lord Nigel Lawson, rejoint par tout un groupe d’autres Lords, auteurs et journalistes, vient de lancer un nouveau site internet, ainsi qu’une Fondation de politique du réchauffement climatique (GWPF), voués à combattre cette imposture.
    Hélas, il ne fait aucun doute qu’un consensus existe dans le camp pro-britannique de l’Establishment international pour répondre à la crise systémique financière mondiale par un nouveau fascisme, sous lequel les pauvres, faibles et malades seront sacrifiés aux intérêts spéculatifs.
    Une telle politique tombe sous le coup des Lois de Nuremberg de 1946. Quiconque entend participer à la conférence de Copenhague devrait y réfléchir. Après tout ce que le grand public vient de découvrir, il n’y a qu’une solution raisonnable : annuler au plus vite ce sommet.
    Appel envoyé par David C. – david.cabas.over-blog.fr

  3. Félicien 8 February 2010 at 1:06 am #

    Ce qu’il faudra retenir de Copenhague->

    Le Vendredi 18 décembre dernier jour du sommet avec un bien triste bilan.

    Il semblerait bien que les gros pays pétroliers, comme les Soudanais et leurs amis ont bien réussi à polluer les débats avant même leurs débuts en bombardant d’intox et se servant des mass média avec les moyens que l’on juge à leurs niveaux , vu qu’ils se battent pour garder l’avantage sur le Pétrole et comme il s’agit de milliards de dollars ou d’euros, tous les moyens sont bons et internet est facile à polluer car peu de personnes prennent le temps de juger les informations, et sont prises d’un romantisme rebelle.

    Cela a commencé avec des échanges de courriels d’une minorité de scientifiques qui, à la base, après réflexion, n’étaient pas si méchants que ça.

    De la simple communication, rien de bien calculé, sauf quand on choisit l’interprétation que l’on veut lui donner.

    Il est pourtant assez facile de comprendre à qui profite le crime, bah oui, certains préfèrent que la planète continue a se shooter au pétrole et surtout que l’on continue le plus longtemps possible.

    Si des gens comme Claude Allègre en France sont de ces personnes là, et en plus défenseurs des OGM, et du programme nucléaire (EPR), quoi personne n’a suivi ?

    Comme par hasard, c’est toujours au sommet des boursicoteurs que tout s’explique.

    Tout ça a bien sur contribué à la faillite d’un système assez fébrile avec comme exemple le président Français qui a fait de superbes discours alors qu’il ne l’applique même pas sur son territoire .

    Et des pays émergents comme la Chine qui revendique son droit à vivre comme les autres pays donneurs de leçons mais qui peinent eux aussi à appliquer pour eux même ce qu’ils demandent à d’autres.
    Alors sauvez le pétrole et aidez les habitants des Emirats arabes unis, de Bahreïn et du Koweït.

    Car s’ils n’arrivent plus à vendre de pétrole ils seront obligés de changer leur manière de vivre.

    Je pense que beaucoup de personnes viennent enfin de comprendre que ces pays ont beaucoup à perdre à l’instauration d’une taxe carbone.

    La manipulation des pros pétroliers reste toujours très forte

    A savoir que dans la brochure « Who Gets What From Imported Oil ? » (« Qui obtient quoi du pétrole importé ? »), l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) publie un graphique selon lequel, au cours des cinq dernières années, les pays de l’Opep ont perçu 3.346 milliards de dollars avec leurs exportations de pétrole vers les pays développés du G7 tandis que les gouvernements de ces mêmes pays ont encaissé…

    3.418 milliards sur ces ventes.

    Autrement dit, le pétrole rapporte davantage d’argent aux percepteurs des pays riches qu’aux producteurs des pays pétroliers.

    Alors qui est manipulé et qui participe à ce grand jeu de duperie ?

    Parfois même sans s’en rendre compte ?

    Triste sort pour l’Afrique qui n’a rien demander et qui va payer pour tout le monde.

    Félicien Michaut
    http://evolutionnaire.free.fr/conferencedecopenhague.php


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